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SURPRISE A LA GALETTE

On vous parle ici d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître…

C’était dans les années 1983/1984. L’un n’avait encore que treize ans ou quatorze ans, il poursuivait ses classes de cinquième et quatrième au Collège Henri IV, dans la petite ville de Meulan, chère au roi Henri IV, dans les Yvelines. Il s’appelait Vincent Beillard et ne savait pas qu’il serait un jour maire de Saillans. L’autre était un jeune professeur de Lettres, plein d’enthousiasme et assurait les cours du premier. Il s’appelait Patrice Boivin.

Ce soir-là, il faisait déjà nuit, la petite commune semblait déserte mais, dans la salle des Fêtes de Saillans, avait lieu la traditionnelle galette organisée par le Vélo Club de la commune et on s’y amusait bien sans encore avoir ouvert la Clairette.

Et tout d’un coup a jailli un cri de surprise : « Monsieur Boivin ! Mais qu’est-ce que vous faites là ? ». On change moins quand on est adulte que lorsqu’on est encore un enfant. Quarante ans plus tard, le maire de Saillans, venu là en visiteur d’un soir, avait reconnu son ancien professeur. A 700 km de leur première rencontre. Il a fallu un peu de temps à celui-ci pour reconnaître l’enfant, souvent rêveur, qu’il avait connu. Tant de générations de collégiens, de lycéens, d’étudiants avaient défilé ! Mais bien vite, les souvenirs, les anecdotes se sont succédé dont il vaut mieux ne pas en répéter certaines, dans l’intérêt des deux parties. Les années de jeunesse entre les deux hommes sont revenues. Entre l’élève et le maître, entre le Maire et le professeur devenu auteur aux éditions Gallimard, spécialiste de Victor Hugo, l’affection était restée. L’un dirige la première commue participative de France, l’autre a rejoint le Vélo club de Saillans et tous deux, émigrés sans regrets, s’épanouissent dans la Drôme. Quelle belle galette surprise !

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